Soutenance de thèse

Le Jeudi, 19. novembre 2020 -
13:00 - 18:00
Salle des Colloques 1 à l’Université de Montpellier Paul-Valéry - Site Saint-Charles

Monsieur Frédéric CANAC

Soutiendra jeudi 19 novembre 2020 à 13 h 

Salle des Colloques 1 à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3, Site Saint-Charles 1

une thèse de DOCTORAT

Discipline : Sciences de l’Éducation

Titre de la thèse : « Du groupe-classe à la classe-groupes, contribution à l'étude de l'espace psychique de la classe à plusieurs cours. Effets de l'institutionnalisation d'un réseau de groupes sur l’accueil de la singularité »

Composition du jury : 

  • Mme Ania BEAUMATIN, Professeure, Université Toulouse Jean-Jaurès, 
  • Mme Sylvie CANAT-FAURE, Professeure, Université Paul-Valéry Montpellier 3, directrice de thèse
  • M. Pierre DELION, Professeur émérite, Université de Lille
  • M. Arnaud DUBOIS, Professeur, Université Rouen Normandie
  • M. Patrick GEFFARD, Professeur, Université Paris 8, codirecteur de thèse
  • Mme Magdalena KOHOUT-DIAZ, Professeure, INSPE Bordeaux 

Résumé de thèse :

La présente recherche s’inscrit dans une approche clinique d’orientation psychanalytique des situations éducatives afin de (re)penser le groupe dans la classe et sa capacité à permettre un accueil de la singularité. Elle vise à discuter la possible opérationnalité du concept de « fonction phorique » (Delion, 2011, 2018) dans le champ de l’éducation, du côté des situations groupales d’enseignement comme en ce qui concerne le positionnement de l’enseignant·e.
La première partie de ce travail montre le déplacement du praticien pour questionner son rapport à son sujet-objet de recherche. À ce titre, à partir de sa propre pratique, l’auteur reprend les liens qu’il entretient avec les pédagogie et psychothérapie institutionnelles et évoque les rapports entre pédagogie et psychanalyse notamment. Dans une deuxième partie, les analyses institutionnelle, historique de la classe et des références au groupe dans le champ pédagogique permettent de considérer les résistances et les empêchements à penser les conditions de l’accueil de la singularité dans un contexte groupal. Dans une troisième partie, à partir d’entretiens non-directifs avec des professeur·e·s des écoles ayant fait le choix d’exercer dans des classes à plusieurs cours, l’auteur cherche à rendre visible les dynamiques psychiques des enseignant·e·s et les potentiels effets d’un tel agencement groupal sur la possibilité d’accueil dans la classe. Dans les classes à plusieurs cours, l’enseignant·e est mis·e en tension dans son statut et ses rôles à la fois par rapport et dans son rapport singulier à un imaginaire social de la fonction enseignante se métaphorisant en « faire classe » ou « tenir la classe ». La dernière partie est une reprise des discours de l’ensemble des sept enseignant·e·s rencontré·e·s pour ce travail. L’analyse du corpus permet de formuler des hypothèses sur des effets de groupe relevant des fonctions phorique, sémaphorique et métaphorique.

Dernière mise à jour : 10/11/2020